Danses et stages

Les danses cubaines

Les danses afro-cubaines sont issues des différentes ethnies africaines, dont les populations ont été implantées à Cuba par l’esclavage. Les plus importantes sont les Yorubas, les congos (ou bantus), les Araras (ou Carabalis), les Abakuas (confrérie religieuse) ….

 

Ces ethnies ont apporté un héritage culturel et cultuel important qui a sans cesse enrichi la danse et la musique cubaine en général.

 

La plus connue : Yorubà

Directement issues des rituels de santeria, les musiques et danses Yoruba sont interprétées avec les symbolismes et les énergies qui sont propres à chaque orisha (dieux). Si une grande part est faite à l’improvisation, des règles précises et complexes régissent la danse, le chant et les percussions. Les chorégraphies s’inspirent des nombreux patakin, histoires relatant les aventures et les relations qu’entretiennent les orishas entre eux.

 

Chaque orisha a son rythme de danse, et sa manière de l’interpréter est en accord avec son symbolisme. Les mouvements expriment le caractère et la motivation des différents orishas.

On y retrouve le travail, la virilité, la féminité, les jeux, les éléments de la nature, comme les tourbillons du vent, l’eau, la foudre, la maladie, etc.

La dimension théâtrale y est très importante.

La Salsa est une fusion de plusieurs genres musicaux, d’où le nom « salsa » qui signifie « sauce ». Elle est issue de nombreux rythmes tels que le son, le mambo et la guarachade Cuba, la plena et la bomba de Porto Rico.

On distingue différents styles de salsa. A la Timbamania on pratique le Casino (salsa cubaine). En couple ou seul, ce style laisse part à la créativité dans les mouvements corporels et spatiaux. Les couples en dansant peuvent faire des figures de salsa ou improviser en apportant des gestes, rythmes et mouvements des autres danses cubaines (estilo cubano).

Le Casino cubain est une danse de salon qui apparaît dans les classes populaires à la fin des années 1950. Il est le résultat de l’évolution et de l’intégration de pas et figures issus de la Contredanse cubaine, la Danza, le Danzon, le Son et le Cha cha cha ainsi que la rumba et les danses afro-cubaines. Ces danses cubaines ont apporté différents éléments donnant lieu à une façon bien spécifique de danser la salsa à Cuba. Le mot Casino vient du Club Casino Deportivo du quartier Playa à La Havane où les danseurs ont commencé à créer des pas très vite popularisés.

Sources: Cubana Danse

Née à la Havane dans les années 1800, la rumba est crée par les noirs suite à l’abolition de l’esclavage dans les quartiers populaires.

Ils créèrent une forme de musique (mélange du rythme venant d’Afrique Centrale et du chant venant d’Espagne) où ils commentaient les évènements politiques et sociaux qui les affectaient.C’est une musique faite de chants et de percussions. Il en existe trois formes :

  • LA COLUMBIA : danse d’hommes, au rythme rapide.  Expression des travaux agraires et de la sexualité virile. Elle représente les mouvements de l’esclave se libérant de ses entraves.
  • RUMBA YAMBU : Le terme dérive de «Yambula», terre des tourbillons, souvenir des terres africaines. On l’appelle la rumba «des vieux»: elle se danse sur des rythmes lents, souvent en couple côte à côte, les danseurs miment les maux dûs à l’âge. Le yambù semble être un des styles les plus anciens.
  • LE GUAGUANCO : La plus populaire des formes de la rumba. D’origine urbaine (La Havane), les textes narratifs traitent de la vie quotidienne : politique, amour… La danse
    s’articule autour du « vacunao » à signification érotique, symbolisée par un geste du danseur ou par un foulard qui va attraper la danseuse, et que celle-ci cherche à éviter tout le long de la danse.

Le Reggaeton est une danse très physique qui se danse en solo. Elle requiert une bonne dose de confiance en soi et des mouvements sensuels et créatifs.

Le mot « reggaeton » est un mot-valise, issu du mélange entre « reggae » et le superlatif espagnol « ton ». L’addition de ce suffixe sous-entend que le Reggaeton est un très bon reggae.

Cette danse exprime le quotidien avec un langage original. Les thèmes abordés sont l’amour, la haine, l’infidélité, la réalité de la rue, les malentendus, les situations injustes, le sexe, la corruption, la politique,la passion, les drogues, ainsi que le racisme dans les villes. La femme souvent présentée d’un point de vue machiste.

Chanté en espagnol, il dérive du ragga, avec des influences Hip-hop, Rap, et des rythmes de musiques d’Amérique centrale et des Caraïbes. Il est né dans les années 90, prend son envol au début des années 2000.

 

Le Son a pris racine dans « l’Oriente » (province de l’Est de Cuba), vers la fin du 19 ème siècle. Il serait un mélange de la musique des « campesinos » ou fermiers de descendance espagnole et des esclaves africains (l’esclavage n’a pas été aboli à Cuba avant 1878).

Le Son constitue depuis ses débuts l’un des premiers traits de la musique authentiquement cubaine. C’est le résultat de l’interaction des éléments du folklore dans les racines de la musique espagnole et africaine.

Le Son était joué par de petits orchestres avec une guitare et un « tres » (instrument semblable à la guitare avec trois jeux de cordes) de la tradition espagnole, des maracas, un guïro, des claves et des bongos pour le rythme ; et pour la partie basse, une marimbula ou « mini-piao » africain sur lequel le joueur s’asseyait, et la « botija » espèce de pot en terre avec un trou dans lequel le joueur souffle pour produire des notes basses.

L’orchestre de Son le plus connu des années 20, était le « Sexteto Habanero ». Ce groupe remplaça la marimbula et la botija par la contre-basse et ajouta la trompette.

A la fin des années 20, le « Septeto National » de Ignacio Piniero, poussa plus loin ces innovations : leur son plus net, leur tempo plus rapide et les rythmes plus simples ont mis en valeur l’aspect espagnol du « Son » plus que l’africain.

A la fin des années 30, le « Son » a été révolutionné par Arsenio Rodriguez, en élargissant le « conjunto » (orchestre) de « Son » par l’introduction de la tumbadora, de la cloche, du piano et deux trompettes supplémentaires. Il redonna au « Son » beaucoup de l’influence africaine d’origine tout en développant sa forme.

Le Son se danse sur les contre-temps, avec quelques passes simples, requiert un peu d’amour de la danse à deux, le fameux « tornillo » et du style !!!

L’évolution du Son suit une trajectoire parallèle à celle de la contredanse et ses dérivés. Malgré tout, ces styles restent indépendants les uns des autres durant leur développement.

Le Son évolue dans les milieux populaires, issus des zones rurales du pays – La contredanse elle est assimilée aux danses de salon

stages de danses 

Pour le moment, il n’y a pas de stages prévus au programme de la saison 2018-2019.

Voir-ci dessous les photos des stages effectués pendant la saison 2017-2018